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Le spleen du président


Tout est prêt pour avancer… mais où sont les jeunes ?


Depuis la création du Projet Colibris, notre association avance, progressivement mais sûrement.

De nombreuses communes se renseignent sur notre démarche. Plusieurs mairies ont déjà signé des conventions avec notre association et mettent des terrains à notre disposition afin que nous puissions y planter les arbres élevés par les élèves.

Des entreprises nous font confiance, nous accompagnent financièrement et renouvellent leur soutien depuis plusieurs années. Des écoles primaires, des collèges et des lycées participent également au projet, en récoltant des graines, en les faisant germer et en cultivant de jeunes arbres.

Tous les éléments semblent donc réunis pour que le Projet Colibris poursuive son développement.

Pourtant, aujourd’hui, une question demeure : où sont les jeunes ?


Des jeunes inscrits, mais encore trop peu présents sur le terrain

De nombreux élèves participent au Projet Colibris dans le cadre de leur établissement scolaire. Sur le papier, ils sont nombreux à faire partie de cette aventure.

Mais lorsqu’il faut intervenir en dehors des heures de classe, venir arroser les arbres, entretenir une pépinière, désherber une parcelle, remettre en place les tuteurs et les protections ou simplement consacrer quelques heures à faire connaître le projet, ils sont encore trop peu nombreux à répondre présents.

Certes, nous pouvons compter sur un noyau dur d’élèves et de jeunes particulièrement motivés. Leur engagement est précieux et mérite d’être salué. Ils donnent de leur temps, participent aux actions de terrain et démontrent que la jeunesse peut agir concrètement.

Mais ce petit groupe ne peut pas tout faire seul.

Pour entretenir plusieurs milliers d’arbres, développer de nouvelles plantations et faire vivre le projet dans de nouvelles communes, nous avons besoin d’une mobilisation plus large, plus régulière et plus durable.


Planter un arbre ne suffit pas

Faire germer une graine et planter un jeune arbre constituent des gestes magnifiques. Mais ils ne représentent que le début de l’aventure.

Un arbre récemment planté a besoin d’eau. Il doit être protégé, surveillé et dégagé de la végétation qui pousse autour de lui. En période de forte chaleur, quelques jours sans arrosage peuvent suffire à compromettre plusieurs mois de travail.

Planter un arbre, puis l’abandonner, ne suffit donc pas.

S’engager pour l’environnement, c’est aussi revenir sur le terrain, parfois lorsqu’il fait chaud, parfois lorsqu’il faut se lever tôt, parfois lorsqu’il serait plus agréable de faire autre chose.

C’est dans la régularité que l’engagement prend tout son sens.


Après les incendies, pouvons-nous encore détourner le regard ?

Cet été, la France, l’Espagne, le Portugal et bien d’autres pays ont une nouvelle fois été confrontés à des chaleurs extrêmes, à la sécheresse et à des incendies dévastateurs.

Des forêts brûlent. Des paysages disparaissent. Des populations et des animaux sont menacés. Chaque année, les conséquences du dérèglement climatique deviennent plus visibles et plus proches de nous.


Face à ces événements, je me pose une question simple : comment faire comprendre aux jeunes qu’ils ne sont pas seulement les héritiers de la planète de demain, mais qu’ils en sont déjà les acteurs aujourd’hui ?


Il ne s’agit pas de leur faire porter seuls la responsabilité de la situation climatique. Les adultes, les collectivités, les entreprises et les responsables politiques doivent évidemment prendre leur part.

Mais les jeunes possèdent une énergie, une créativité et une capacité de mobilisation considérables. Lorsqu’ils décident de défendre une cause, ils peuvent faire bouger les lignes.

C’est précisément cette force que nous aimerions voir davantage au service du Projet Colibris.


Un moment de doute, mais certainement pas un renoncement

Ces quelques lignes traduisent un moment de questionnement et, je dois le reconnaître, une forme de découragement.

Pourquoi est-il parfois si difficile de mobiliser, alors que l’urgence environnementale n’a jamais été aussi visible ? Comment donner envie aux jeunes de s’engager dans la durée ? Comment passer d’une participation organisée par l’école à un véritable engagement personnel ?

Je n’ai pas toutes les réponses.

Si vous avez des idées, des propositions ou des solutions, je suis à votre écoute. Si vous connaissez des jeunes qui souhaitent agir, invitez-les à nous rejoindre. Si vous êtes vous-même collégien, lycéen, étudiant ou jeune actif, venez nous rencontrer.

Nous avons besoin de bras pour entretenir les plantations, mais aussi d’idées pour communiquer, organiser des événements, photographier les actions, réaliser des vidéos, développer les réseaux sociaux ou imaginer les prochaines étapes du projet.

Chacun peut trouver sa place.


Jeunes, montrez-nous que nous avons tort!


Alors aujourd’hui, je lance un défi à la jeunesse de notre territoire :


Montrez-nous que nous avons tort de douter.

Montrez-nous que nous pouvons compter sur vous. Montrez-nous que vous êtes prêts à protéger les arbres que vous avez fait naître. Montrez-nous que l’engagement pour l’environnement ne s’arrête pas à une journée de plantation ou à quelques heures passées en classe.

Le Projet Colibris reste plus déterminé que jamais à poursuivre son action et à étendre progressivement sa démarche à toute la France, puis à l’Europe.

Mais cette aventure ne pourra prendre toute son ampleur qu’avec vous.

Les communes répondent présentes. Les écoles avancent. Les entreprises nous soutiennent. Les terrains existent et les graines germent.

Il ne manque plus que votre énergie.


Alors, les jeunes, êtes-vous prêts à faire votre part ?

N’hésitez pas à nous contacter et à rejoindre l’aventure du Projet Colibris.


Stéphane Morelle Président de l’association Projet Colibris

Je fais ma part.

 
 
 

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